La protection des zones humides : un combat citoyen pour la protection de l’environnement

 

Qu’est – ce qu’une zone humide ?

Une zone humide, selon la convention de RAMSAR, est une région littorale où l’eau est stagnante ou courant, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marines dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètre.

 

Pourquoi les zones humides ?

Les zones humides sont parmi les milieux les plus productifs de la planète et donc les plus riches en matière de biodiversité. Elles sont d’une importance qui n’est plus à démontrer en raison des nombreux services écosystémiques qu’elles procurent à l’humanité. Nous pouvons citer entre autres, l’apport d’eau douce, la maitrise des crues, la recharge des nappes phréatiques et souterraines, l’atténuation des changements climatiques et la fourniture en matériaux de construction.

Malgré tous ses avantages, il est à remarquer que les zones humides subissent un déclin continu dans leur superficie et dans leur qualité et ainsi les services écosystémiques rendus sont compromis. La gestion de ces zones constitue un véritable problème écologique sur le plan international d’où la convention de RAMSAR.

Le Bénin est contractante de cette convention et la vallée du Sitatunga est classée site RAMSAR 1018 et contient en son sein des espèces animales et végétales vulnérables classées dans la liste rouge de l’UICN international et d’autres sur celle de l’UICN Bénin. Par ailleurs elle regorge d’un potentiel touristique énorme ; d’où le choix de ses zones.

Quel est le mode de gestion adopté ?

La résistance et la pérennité d’une infrastructure sociocommunautaire dépend de l’implication des sociétés à la base. Compte tenu du fait que les populations qui vivent dans ces régions humides n’ont pas toujours conscience de l’impact de leurs actions sur l’environnement et ne sont toujours pas disposées à renoncer à des pratiques héritées des ancêtres, il importe donc de procéder à une implication des divers acteurs afin de faire naître une conscience éco citoyenne. D’où l’approche communautaire de la gestion du Parc Naturel qui est subdivisée en quatre grandes composantes que sont :

  • Le Comité Territorial de Gestion de la Réserve (CTGR)
  • Le Conseil des Chefs de Village (CCV)
  • La confrérie des chasseurs
  • Les Associations Villageoises de Gestion de l’Environnement (AVGE)

 

Description des différents organes de gestion de la vallée

 

I- COMITE TERRITORIAL DE GESTION DE LA RESERVE (CTGR)

Le CTGR est mis en place depuis 2012 et est composé du Chef d’Arrondissement avec un représentant des Chefs du Village de chaque Arrondissement, du président et du secrétaire de la confrérie des chasseurs. Soit dix  (10) membres.  Cet organe est dirigé par un bureau composé d’un président, d’un secrétaire et d’un trésorier. Il a pour mission  d’étudier et de valider les plans de travail annuel budgétisés. Les membres se réunissent deux fois par an pour cet exercice.

II- CONSEIL DES CHEFS DU VILLAGE (CCV)

Créé depuis 2012, le CCV est composé des Chefs du Village de la vallée du Sitatunga. On compte à la date d’aujourd’hui 22 chefs du village à savoir Kpotomey, Kpé, Kpanroun, Djigbo, Bozoun, Handjanaho, Anagbo, Avagbé, Sokan, Yêvié, Lokpo, Dokpakpa, Oudjra, Agué, hounmin, kpodji les Monts, Gbôdjê, Dokomey, Wawata fandji, Zinvié zounmey, Zoungomey, Zinvié-centre ; membres de cet organe. Ils tiennent des réunions à chaque deux (02) mois avec le Directeur Exécutif ainsi que les animateurs pour maintenir le lien existant entre eux et l’ONG dans le but de se partager des informations concernant la bonne gestion du Parc.

III- LA CONFRERIE DES CHASSEURS

La confrérie des chasseurs est l’organe qui coiffe les treize (13) Associations Villageoises des Chasseurs à savoir Kpanroun, Anagbo, Handjanaho, Dédo, Kpé, Zinvié, Yêvié, Oudjra, Wékpéto, Lokpo, Zinkanmey, Dokpakpa et Tacli. Elle est conduite par un bureau constitué de huit (08) memnres : Président, Vice-président, Secrétaire Général, Secrétaire Adjoint, Trésorier, Trésorier Adjoint, Organisateur et Conseiller. Ils se réunissent tous les quinze (15) de chaque mois pour discuter des questions de gestion du parc. Chaque AVC dispose d’un bureau. Le président et le secrétaire de chaque AVC ainsi que les membres du bureau de la confrérie siègent  mensuellement une réunion avec les animateurs de l’ONG ainsi que le Directeur Exécutif dans le but de se partager des informations relatives à la gestion du Parc.

IV- ASSOCIATIONS VILLAGEOISES DE GESTION DE L’ENVIRONNEMENT (AVGE)

L’AVGE a été mise en place par CREDI-ONG à partir de 2007 dans les villages de Kpotomey ; Houegoudo ; et Tanmey. Chaque AVGE est coiffée par un bureau de 11 membres. Leur objectif est d’œuvrer pour l’assainissement de leur village par la sensibilisation de la population à la collecte des déchets plastiques ainsi que les campagnes de salubrité.

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